
Un enjeu qui concerne toute la population
En France, 12 % de la population est en situation de handicap. 60 % des personnes y seront confrontées avant l’âge de 60 ans et quasiment 100 % le seront à un moment donné de leur vie, de façon temporaire ou permanente. Par ailleurs, près de 20 % de la population est proche aidante. Ce taux atteindra 25 % en 2030, et une personne sur deux sera aidante à un moment de sa vie.
Les enjeux liés au handicap, à l’accessibilité et à l’autonomie ne concernent donc pas une minorité, mais bien l’ensemble de la population, sans exception ou presque. L’année 2026 sera marquée par les élections municipales. Il s’agit d’un moment privilégié pour faire rentrer dans le débat public les enjeux liés au handicap, à l’inclusion ou à l’autonomie.
Le besoin de propositions concrètes
Un travers fréquemment observé dans les programmes politiques reste le manque de propositions concrètes. « Améliorer l’accessibilité » ou « garantir les droits des personnes en situation de handicap » sont des intentions louables, mais aussi insaisissables que le vent dans les feuilles d’un arbre. Ce ne sont ni des propositions opérationnelles, ni des actions mesurables.
Nous souhaitons donc partager publiquement dix actions concrètes qui nous paraissent prioritaires pour une ville comme la nôtre. Ces propositions ont aussi le mérite d’être peu couteuses pour les villes. Cette démarche est strictement non partisane. Nous espérons que de nombreuses listes candidates sauront s’en saisir et les intégrer à leur programme.
Les 10 propositions
1. Accessibilité globale
Mettre en place une adresse email dédiée, accompagnée d’une campagne de communication auprès des habitants, afin de permettre la remontée des problématiques d’accessibilité rencontrées au quotidien dans la ville, qu’il s’agisse de la voirie, des bâtiments publics ou des commerces. Ces remontées permettront de prioriser les investissements là où les besoins sont les plus urgents et les plus impactants. En savoir plus
2. Information dédiée
Créer un espace clairement identifié sur le site internet de la ville recensant l’ensemble des services destinés aux personnes en situation de handicap, qu’ils relèvent du CCAS, des associations locales, des permanences de services ou des élus. En savoir plus
3. Mobilité
Demander et pérenniser des services de transport public à la demande permettant aux personnes à mobilité réduite de se déplacer librement sur le territoire, et s’assurer que les lignes régulières desservent effectivement les lieux de vie collective et de travail (foyers, ESAT, IME, IEM…). En savoir plus
4. Planification
Établir un plan d’investissement pluriannuel couvrant l’ensemble du mandat pour la mise en accessibilité de la voirie et de l’espace public : trottoirs, passages piétons, aires de repos, bancs, signalisation visuelle et sonore. En savoir plus
5. Label d’accessibilité
Mettre en place une notation et un label communal d’accessibilité pour les bâtiments publics et les commerces, définir des objectifs de progression sur la durée du mandat et fournir un guide pratique complet sur la mise aux normes d’accessibilité de ces bâtiments. En savoir plus
6. Scolarité accessible
Réaliser un diagnostic d’accessibilité de l’ensemble des établissements scolaires rochois, en partenariat avec la communauté de communes, le département et la région pour les établissements ne relevant pas directement de la commune, puis engager les travaux nécessaires au respect de la loi. En savoir plus
7. Sensibilisation scolaire
Organiser chaque année, dans le cadre d’une semaine dédiée à la lutte contre les discriminations, un atelier ludique, pédagogique et de sensibilisation au handicap à destination des élèves de CE1 ou CE2. En savoir plus
8. Solidarité des associations
Conditionner tout ou partie des subventions municipales à la réalisation d’actions solidaires en faveur des publics vulnérables : personnes en situation de handicap, personnes âgées, familles monoparentales, foyers précaires, demandeurs d’asile. En savoir plus
9. Handicap et emploi
Proposer un service d’accompagnement des personnes en situation de handicap et de leurs aidants afin de lutter contre la désinsertion et l’exclusion professionnelles, et garantir le respect du taux légal de 6 % de travailleurs reconnus RQTH au sein de la collectivité. En savoir plus
10. Logements accessibles
Réaliser un diagnostic du taux de logements accessibles sur le territoire communal et imposer, un objectif de 100 % de logements accessibles pour les nouvelles constructions, contre 20 % aujourd’hui. En savoir plus
Conclusion
Ces propositions ne nous appartiennent pas. N’hésitez pas à les partager aux listes candidates dans votre commune. Une société plus inclusive passe par une volonté politique, souvent issue d’actions citoyennes.
Retrouvez également le plaidoyer de l’APF France Handicap sur le sujet.
Détails des 10 Propositions
1. Créer un canal municipal de signalement des problèmes d’accessibilités

Objectif
Mettre en place une adresse email dédiée ou un formulaire en ligne permettant aux habitants de signaler facilement les obstacles d’accessibilité dans la ville : voirie, bâtiments publics, commerces, transports, cheminements piétons. Ces signalements permettent de prioriser les investissements là où les besoins sont les plus urgents et les plus impactants.
Pourquoi c’est important
L’inaccessibilité est souvent invisible pour la majorité des habitants. Un trottoir trop haut, une porte trop lourde ou un passage mal positionné peuvent rendre un trajet impossible. Ces obstacles sont ponctuels pour certains, quotidiens pour d’autres.
Créer un canal officiel reconnaît l’expertise d’usage des citoyens. Signaler un problème n’est pas une plainte : c’est une contribution à l’amélioration de l’espace public.
Les décisions publiques sont guidées par des besoins réels. La municipalité investit à partir de données concrètes plutôt que d’impressions ou de priorités abstraites.
Mise en œuvre
La mise en œuvre doit rester simple et visible : une adresse email dédiée ou un formulaire clair sur le site municipal, accessible numériquement et facile à trouver. Chaque remontée alimente une base de données interne permettant de cartographier les signalements et d’identifier rapidement les zones prioritaires.
Un accusé de réception systématique et un suivi des demandes sont essentiels pour instaurer une relation de confiance avec les habitants. Pour être efficace, l’outil doit s’accompagner d’une véritable campagne de communication — affichage, réseaux sociaux, bulletin municipal — car un dispositif inconnu ne peut pas être utilisé.
Enfin, la publication d’un bilan annuel présentant le nombre de signalements, les actions engagées et les priorités à venir garantit la transparence et renforce la crédibilité de la démarche.
Coût estimé
- Création : quasi nul (ressources internes)
- Communication : 0 à 3 000 €
- Gestion : ~0,05 ETP
2. Créer un espace municipal d’information dédié au handicap

Objectif
Créer sur le site internet de la ville un espace clairement identifié recensant l’ensemble des services destinés aux personnes en situation de handicap : dispositifs du CCAS, associations locales, permanences de services, interlocuteurs municipaux et élus référents. L’objectif est de centraliser une information aujourd’hui dispersée.
Pourquoi c’est important
L’accès aux droits dépend souvent de la capacité à trouver l’information. Pour de nombreuses familles, le parcours administratif est complexe et épuisant. La dispersion des ressources crée des ruptures d’accompagnement.
Un espace unique simplifie les démarches, réduit les inégalités d’accès aux services et permet aux habitants d’identifier rapidement les aides existantes.
Mise en œuvre
La ville crée une rubrique visible dès la page d’accueil, construite avec les acteurs locaux pour garantir l’exactitude des informations. Le contenu doit être accessible numériquement, régulièrement mis à jour et rédigé en langage clair.
Un référent municipal assure la coordination et la mise à jour annuelle des données en lien avec les partenaires.
Coût estimé
- Création : quasi nul (ressources internes)
- Gestion : ~0,02 ETP
3. Développer une mobilité réellement accessible

Objectif
Garantir le droit au déplacement pour tous en pérennisant un service de transport à la demande (TAD) pour les personnes à mobilité réduite. Parallèlement, réviser le schéma des lignes régulières pour s’assurer qu’elles desservent réellement les lieux stratégiques de vie et de travail (foyers d’hébergement, ESAT, IME, IEM).
Pourquoi c’est important
La mobilité est la clé de l’autonomie. Sans transport adapté, l’accès à l’emploi, aux soins, à la culture ou simplement au lien social est impossible. L’isolement géographique renforce l’isolement social.
Les trajets domicile-travail ou domicile-soin sont vitaux. Pour les travailleurs en ESAT ou les jeunes en IME, le transport ne doit pas être un frein à l’intégration professionnelle ou éducative.
Une offre de transport inclusive bénéficie à tous, y compris aux personnes âgées ou aux parents avec poussettes, en rendant le réseau plus lisible et plus proche des besoins réels.
Mise en œuvre
Cette action nécessite une concertation étroite avec l’autorité organisatrice des transports (agglomération ou région). Il faudra cartographier les besoins non couverts et négocier les adaptations de lignes.
Le service à la demande doit être souple : réservation simplifiée (appli ou téléphone) et amplitude horaire adaptée à la vie active. Une phase de test pourra être lancée sur les zones les moins desservies avant généralisation.
Coût estimé
- Études : Ressources internes
- Création et fonctionnement: Variable selon le délégataire (négociation contrat transport)
- Gestion : Suivi par l’élu aux transports
4. Planifier l’accessibilité de l’espace public

Objectif
Sortir de la gestion au coup par coup en établissant un Plan Pluriannuel d’Investissement (PPI) sur la durée du mandat. Ce plan programmera budgétairement la mise en accessibilité de la voirie et de l’espace public : abaissement de trottoirs, sécurisation des passages piétons, installation de bancs, et signalétique visuelle et sonore adaptée.
Pourquoi c’est important
L’accessibilité demande du temps et des moyens ; sans planification, elle est sans cesse repoussée. Un budget fléché garantit que les travaux seront réalisés, quelles que soient les autres urgences municipales.
Un espace public accessible est un espace public apaisé. Des trottoirs praticables et des bancs réguliers profitent aux seniors, aux blessés temporaires, aux familles et aux personnes en situation de handicap.
C’est une obligation légale et morale. La mise aux normes PAVE (Plan de mise en Accessibilité de la Voirie et des Espaces publics) est un devoir de la collectivité pour assurer la continuité de la chaîne de déplacement.
Mise en œuvre
La première étape est un diagnostic technique pour prioriser les axes les plus fréquentés et les plus accidentogènes (voir proposition 1). Le PPI découpera ensuite les investissements par année (ex: 15% de la voirie traitée par an).
Chaque réfection de rue inclura systématiquement ces normes pour optimiser les coûts. Un bilan d’avancement sera présenté chaque année au conseil municipal.
Coût estimé
- Travaux : Intégré au budget voirie annuel (lissage sur 6 ans)
- Gestion : Services techniques municipaux
5. Créer un label communal d’accessibilité

Objectif
Créer une dynamique locale positive en instaurant un label communal d’accessibilité pour les commerces et bâtiments publics (notation ou niveau). L’objectif est de définir des cibles de progression sur le mandat et de fournir aux gestionnaires un guide pratique (« kit de mise aux normes ») pour faciliter leurs travaux.
Pourquoi c’est important
La norme fait peur ; le label valorise. Plutôt que de sanctionner, cette approche incite les commerçants et services à s’équiper en leur montrant que l’accessibilité est un atout commercial et citoyen.
L’information est cruciale pour l’usager. Un label visible sur une vitrine permet à une personne en fauteuil ou malvoyante de savoir immédiatement si elle peut entrer en toute autonomie.
Accompagner plutôt que contraindre. Beaucoup de commerçants souhaitent bien faire mais ne connaissent pas les solutions techniques simples. Le guide pratique lève ces freins.
Mise en œuvre
Création d’un groupe de travail (élus, techniciens, associations, commerçants) pour définir les critères du label (Excellente Accessibilité / Bonne Accessibilité / Accessibilité Correcte / Peu Accessible / Pas Accessible). Rédaction du guide pratique et création de grilles d’audit.
Campagne de visite auprès des commerçants pour présenter le dispositif. Remise officielle des labels lors d’une cérémonie annuelle pour valoriser les bons élèves et inciter à l’émulation.
Coût estimé
- Création graphique et impression : 1 000 à 2 000 €
- Subventions incitatives (optionnel) : Enveloppe à définir
- Gestion : ~0,1 ETP (visites et suivi)
6. Garantir une scolarité accessible

Objectif
Garantir l’école pour tous en réalisant un diagnostic complet de l’accessibilité des établissements scolaires rochois. Engager ensuite les travaux de mise aux normes, en sollicitant les financements et partenariats des autres échelons (intercommunalité, département, région) pour les structures ne relevant pas de la commune seule.
Pourquoi c’est important
L’éducation est un droit fondamental. Aucun enfant ne doit être refusé ou orienté par défaut vers une structure spécialisée simplement parce que l’école de son quartier n’a pas de rampe, de toilettes ou de toilettes adaptées.
L’inclusion scolaire change le regard dès le plus jeune âge. La mixité dans la cour de récréation prépare une société future plus tolérante et habituée à la différence.
La rénovation profite à tous. Des locaux aux normes (acoustique, luminosité, circulation) offrent de meilleures conditions d’apprentissage et de travail pour les élèves comme pour les enseignants.
Mise en œuvre
Audit technique immédiat des écoles maternelles et élémentaires. Élaboration d’un calendrier de travaux (priorité aux gros œuvres durant les vacances d’été).
Pour les collèges et lycées, le Maire portera le dossier auprès du Département et de la Région pour exiger les aménagements nécessaires.
Coût estimé
- Audit : 3 000 à 5 000 €
- Travaux : Intégré au budget investissement bâtiments (subventionnable à 40-60%)
- Gestion : Services techniques et élus à la scolarité
7. Sensibiliser les élèves au handicap

Objectif
Instaurer un rendez-vous annuel incontournable : une semaine dédiée à la lutte contre les discriminations, incluant un atelier ludique et pédagogique spécifique sur le handicap pour tous les élèves de CE1 ou CE2.
Pourquoi c’est important
Les préjugés se construisent tôt, ils peuvent se déconstruire tout aussi tôt. Sensibiliser les enfants permet de banaliser le handicap et de développer l’empathie.
Lutter contre le harcèlement. La méconnaissance de la différence est souvent source de moqueries ou de rejet. Comprendre le vécu de l’autre désamorce ces comportements.
L’école forme des citoyens. Au-delà des savoirs académiques, le rôle de l’école est de transmettre les valeurs de la République, dont la fraternité et l’égalité.
Mise en œuvre
Partenariat avec les écoles et les associations locales (ex: handisport, chiens guides, langue des signes). Organisation d’ateliers pratiques : parcours d’obstacles ou en fauteuil, déjeuner à l’aveugle, initiation à la LSF.
L’événement sera inscrit au calendrier scolaire annuel pour garantir sa pérennité et ne pas dépendre de la volonté ponctuelle d’un enseignant.
Coût estimé
- Animation : 0 à 1 500 € (défraiement intervenants/matériel)
- Coordination : Service enfance/jeunesse + élus à l’enfance et aux solidarité
- Communication : Interne aux écoles + service communication municipal
8. Renforcer la solidarité associative

Objectif
Faire du tissu associatif un levier d’inclusion en conditionnant l’octroi ou le montant des subventions municipales à la réalisation d’actions concrètes de solidarité envers les publics vulnérables (handicap, seniors, familles monoparentales, précaires, réfugiés).
Pourquoi c’est important
L’argent public engage la responsabilité sociale. Une association subventionnée par la commune doit participer à l’effort collectif de cohésion sociale, au-delà de son objet (sport, culture, loisir).
Décloisonner les publics. Cette mesure encourage les clubs sportifs ou culturels à s’ouvrir à des publics qu’ils ne touchent pas habituellement, favorisant la mixité sociale.
Renforcer le bénévolat solidaire. Cela donne du sens à l’action associative et permet de multiplier les initiatives locales sans coût supplémentaire pour la collectivité.
Mise en œuvre
Révision du dossier de demande de subvention pour inclure une rubrique « Engagement Solidaire ». Un barème ou un bonus sera appliqué pour valoriser les projets inclusifs.
La commission d’attribution des subventions vérifiera la réalisation effective des actions promises l’année précédente.
Exemples de projets: organiser une démonstration de sportive dans une maison de retraite, reverser les bénéfices d’une course à une association caritative, accueillir les résidents d’un foyer lors d’un match de football…
Coût estimé
- Budget : Neutre (redistribution de l’enveloppe existante)
- Gestion : Service Vie Associative (analyse des dossiers) et élus
9. Favoriser l’accès à l’emploi

Objectif
Agir doublement pour l’emploi : en interne, garantir l’exemplarité de la Mairie en respectant (et dépassant) le taux légal de 6 % d’agents reconnus travailleurs handicapés (RQTH) ; en externe, proposer un guichet d’accompagnement pour les personnes handicapées et leurs aidants afin de lutter contre la désinsertion professionnelle.
Pourquoi c’est important
La collectivité doit être exemplaire. On ne peut pas exiger des entreprises ce que la Mairie ne fait pas elle-même. C’est une question de crédibilité politique.
Le chômage touche durement les personnes en situation de handicap (taux deux fois supérieur à la moyenne). L’accompagnement local, de proximité, est souvent plus efficace pour lever les freins périphériques à l’emploi (mobilité, garde, confiance).
Soutenir les aidants permet de maintenir leur activité. Souvent obligés d’arrêter de travailler pour s’occuper d’un proche, les aidants ont besoin de solutions de répit pour rester dans l’emploi.
Mise en œuvre
Pour tendre vers cet objectif au sein de la mairie, la désignation d’un référent handicap interne permettrait de mieux accompagner les agents dans leurs démarches et d’optimiser l’aménagement de leurs postes grâce aux aides du FIPHFP. La ville pourrait également envisager d’insérer des clauses sociales dans ses marchés publics pour inciter ses prestataires à s’engager dans cette même voie inclusive.
À l’échelle de la commune, la création d’un réseau d’entreprises partenaires faciliterait le partage d’expériences et l’organisation d’événements de rencontre entre recruteurs et demandeurs d’emploi.
Enfin, une attention particulière pourrait être portée aux aidants familiaux via une permanence d’orientation, leur offrant les conseils nécessaires pour concilier leur rôle de soutien avec la poursuite de leur carrière.
Coût estimé
- Fonctionnement : 2 000 à 5 000 €/an (sensibilisation et réseau)
- Investissement : Neutre (aides à l’aménagement de poste)
- Gestion : Mission intégrée aux ressources humaines existantes
10. Augmenter le nombre de logements accessibles

Objectif
Réaliser un diagnostic du taux de logements accessibles sur le territoire communal et imposer un objectif de 100 % de logements accessibles pour les nouvelles constructions, contre 20 % aujourd’hui.
Pourquoi c’est important
Construire accessible dès le départ représente un surcoût très faible par rapport à une adaptation ultérieure, souvent complexe et onéreuse. En favorisant des logements sans barrières architecturales, on permet aux habitants de rester chez eux le plus longtemps possible, tout en offrant aux personnes à mobilité réduite un choix résidentiel qui fait aujourd’hui défaut. C’est un gage de solidarité entre les générations au cœur de nos quartiers.
Mise en œuvre
La municipalité pourrait utiliser les leviers de l’urbanisme en inscrivant ces orientations dans son Plan Local d’Urbanisme (PLU) ou en proposant aux promoteurs une charte de construction durable. Cette démarche inciterait à concevoir des intérieurs modulables, capables de s’adapter aux besoins des occupants sans travaux de gros œuvre. Les services municipaux pourraient alors veiller à la prise en compte de ces critères lors de l’examen des projets immobiliers.
En complément, un dialogue constructif avec les bailleurs sociaux permettrait de mieux flécher les logements adaptés existants vers les personnes qui en ont le plus besoin. La ville pourrait également encourager la rénovation progressive du parc ancien en fixant, de concert avec ces bailleurs, des priorités annuelles pour la mise aux normes des accès et des équipements intérieurs.
Coût estimé
- Études : ~5 000 € (diagnostic des besoins)
- Coût pour la ville : Nul (porté par les constructeurs)
- Gestion : Suivi par le service Urbanisme et les élus